[ Sommaire de la page | drame | Brisure | Déraciné | Pesce | Hecatombe 1 | 2 | Arborigène 1 | 2 | Chemin 1 | 2 | Etété ]


Drame au parc de Pourtalès.

Alors que comme chaque année le Parc laissait place en soirée à un concert de plein air, un orage d'une rare violence s'est déclenché soudainement, transformant le spectacle du vendredi 6 juillet 2001 en un piège mortel. Un arbre déraciné par le vent s'abattait sur la majorité des 120 spectateurs abrités de la pluie sous une bâche, faisant une douzaine de morts et plus de 80 blessés.

Le Parc de Pourtalès après la "tempête" du siècle (décembre 1999).

Le parc de Pourtalès est un parc situé au nord de Strasbourg à la limite de la forêt. Une propriété du 19e siècle y abrite un salon de thé, on y trouve aussi un restaurant. Mais la particularité de ce parc est d'accueillir des sculptures contemporaines, mises en place par le CEAAC, centre européen d'actions artistiques contemporaines, s'intégrant parfaitement avec la nature. On peut citer ainsi "La forêt regarde et écoute", composée d'oreilles de bronze disposées à côté des troncs d'arbres, de Claudio Parmiggiani (1990). Ma sculpture préférée est "Les Arborigènes" : statues de forme humaine agrippées dans les arbres, de Ernest Pignon-Ernest (1988). Ces statues sont constituées d'algues vivantes et ont une couleur qui les rend très difficile à découvrir sous le feuillage épais des arbres. C'était un réel jeu que de les dénombrer. Malheureusement, une seule de ces statues a survécu à la tempête, et sur un arbre dont il ne reste qu'un tronc. Amusez-vous à la découvrir, elle figure sur deux des photos. On verra encore la dernière oeuvre (1999) dont je ne connais pas le nom, créée par G. Pesce ; elle aussi très endommagée. (Description des oeuvres du parc par le CEAAC)

Et voilà le chemin qui devait menait à une autre sculpture que j'aime beaucoup : les petits nains cachés dans la forêt, si petits, que même quand on sait où ils se trouvent, il faut y regarder à deux fois avant d'en voir finalement un, puis deux, puis dix, puis partout ! Le chemin était totalement impraticable, je n'ai pas pu y accéder le jour où j'ai pris les photos.

Finalement, un sapin étêté mais vaillant, son chef gisant au sol.


Remarque : Les liens en italique sont des liens externes à ce site.
Dernière mise à jour : 14 juillet 2001.
Page personnelle
© 2000 - 2001 Elvire Scheibling